Pierre Anthony NDELA KALALO, un jeune de notre paroisse apprenti poète a écrit ce poème à l’occasion de la fête des Rameaux du week-end dernier.

Les rameaux tremblent entre mes mains,
Verts comme un espoir fragile et nu.
Je marche au milieu du chemin,
Sans savoir ce que j’ai perdu.
La foule chante, élève la voix,
Bienheureux celui qui de la foule exaltée à son tour déroule le tapis de rameaux à la venue de son Sauveur.
Mais dans ce chant quelque chose se brise ;
Un doute ancien revient vers moi,
Comme une vérité qui hésite.
On crie la joie, on crie la lumière,
On parle d’un règne à venir ;
sous les feuilles, sous la prière de Jésus,
Je sens déjà l’ombre repartir.
Les pas résonnent sur la pierre,
Le vent emporte les promesses ;
Et dans ce jour presque ordinaire,
Se cache une infinie détresse.
Car tout triomphe est passager,
Tout éclat porte sa blessure ;
Et les rameaux qu’on vient poser
Sont faits d’espoir et de rupture.
Pourtant je garde entre mes doigts
Ce vert qui refuse de mourir :
Même au cœur du doute et de l’effroi,
Quelque chose apprend à fleurir.



