Il est une heure du matin. L’aube va bientôt être là, il pleut averse, le tonnerre gronde, le vent souffle un peu et les éclairs tirent leurs flashs, un jour d’automne comme d’habitude ils font leur concert, à croire qu’ils font un concours à qui fera plus de bruit, plus de peur que de dégâts
Quant à moi, je ne trouve pas le sommeil, il fait très chaud à l’intérieur. je suis en sueur, malgré le temps pluvieux, je dirai même pourri, du dehors. Mon mari, lui, dort à point fermé, pour éviter de le réveiller je me lève tout doucement en me dirigeant vers la fenêtre de la salle de bain, afin de contempler la pluie et ses gouttes d’eau s’écraser contre le carreau. Que c’est beau et agréable de voir et d’entendre le crépitement de l’eau sur la vitre.
< Dame Nature > tu as un immense pouvoir sur tous les êtres vivants quel qu’il soit, existants dans l’univers. Tu agis comme bon te semble, quand et où tu le désires. Tu crées, tu embellis et détruis. Pourtant tu es merveilleuse.
Alors pourquoi l’être humain s’obstine à vouloir te changer, à aller contre toi. Pourquoi l’homme tient-il tant à devenir le maître de l’univers, détruisant tout ce que tu as créé < Dame Nature > ?
Pourquoi l’homme est si méchant, si cruel, si irrespectueux et maladroit envers toi? Mais < Dame Nature> tu ne te s’avoues jamais vaincu ; tu sais que quoi qu’il arrive, tu auras toujours le dernier mot, plusieurs années peuvent s’écrouler avant que tu manifestes ton mécontentement dû à la maltraitance des êtres humains envers toi. Ils n’ont pas compris qu’ils sont tes prisonniers. Des prisonniers en grande liberté. Que nul ne peut t’échapper. Tu seras toujours là où que l’on n’aille. La question est : Sommes-nous conscients que nous sommes ses prisonniers ? Pas vraiment !
Oh !<Dame Nature >
Tu es magnifique, tu domines le monde, tu es multicolore, tu nous étonnes chaque jour, tu abrites des milliers et des milliers d’êtres humains, d’animaux de toutes espèces, de plantes, d’arbres fruitiers et de fleurs. Tu nous donnes à volonté de quoi nous soigner médicalement et prendre soin de notre peau. Tu nous fournis de la nourriture en abondance. Mais les êtres humains, tellement butés à vouloir te défier, qu’ils passent à côté de toutes les bonnes choses que tu leur offres et qui plus est, gratuitement. Heureusement, que parmi eux il y a ceux qui découvrent le plaisir de te parcourir, de te découvrir de pique-niquer sur tes herbes bien vertes des forêts ou des parcs ; de se baigner dans tes rivières, tes mers, tes lacs, d’escalader tes montagnes de déguster tes succulents fruits, d’admirer tes fleurs, tes plantes parfumées, d’humer toutes les odeurs que tu dégages. Tu fais la pluie et le beau temps. Tu es dotée d’une grande richesse, riche en chlorophylle, en oxygène et en végétation.
< Dame Nature > autant que tu peux être agréable, douce, merveilleuse et féerique, que tu peux être
dangereuse.
Les humains prétentieux et sûrs de leur pouvoir sur toi ne se méfient même plus. Leur stupidité les aveugle. Et pourtant ils devraient ! Car lorsque tu te mets en colère, rien ne t’arrête, vraiment rien. Tu l’as manifesté par plusieurs facettes, soit par des pluies abondantes, soit par une rude sécheresse, soit par des tsunamis, des cyclones, des tempêtes, des tremblements de terre, des ouragans ainsi que des rudes hivers.
Oh! Les cyclones
Grande colère pour moi qui l’ai vécu, violente, désastreuse et même meurtrière. Il balaye tout ou presque tout sur son passage : Maisons, arbres, routes, cultures, animaux et les humains. Tu donnes l’impression de pleurer avec la pluie, de crier de douleur par ton tourbillon de vents violents soufflant tout en chantant à plus de 200km heure. Les mers sont démontées écrasant leurs vagues sur les rivages en laissant des détritus de toutes sortes, parfois les vagues sont d’une telle force qu’elles pénètrent dans les villes et emportent tout ce qu’elles peuvent. Tu frappes au hasard selon ton bon vouloir. Te rends-tu compte qu’en dix minutes par ta colère on peut perdre, tout ce que l’on possède.
Après ta visite tu ne laisses que décombres, morts, épidémies et désespoir. Ce qui est drôle, c’est que quarante-huit heures après ta colère pour toi, tout semble oublié, ton ciel redevient d’un bleu apaisant, éclatant, éclairé par un soleil brûlant et brillant de mille feux. Pour les scientifiques ta colère est fascinante, pour les victimes que tu laisses c’est du désespoir en constatant tout ce désastre. Les enfants eux subissent. Tandis que les personnes d’un âge avancé pleurent leurs pertes de biens ou de leurs êtres chers. En tout cas tes larmes ne sont pas celles d’un crocodile, mais des vraies celles qui crient arrêtez, arrêtez-vous vous me faites mal !
Ce qui est drôle, c’est que l’homme ignore qu’il n’est que locataire sur cette terre et rien de plus. La jouissance lui a été offerte afin de la fertiliser et de l’entretenir. Ce croyant immortel il agit en conquérant. L’homme prendra t’il conscience un jour que rien ne peut t’effrayer, que jouer avec toi est un gros risque. Car, perdre ne fait pas parti de tes belles plantes; que tu peux toujours frapper là où l’on ne t’attend jamais.
Oh< Dame Nature >, plus le temps passe, plus tu grandis et plus tu meurs en même temps. Nous, les êtres humains nous te devons du < RESPECT> oh oui ! Du < RESPECT>.
Jocelyne